Bourse Bert Theis / Bert Theis Grant
The National Cultural Fund (Focuna), in collaboration with a private sponsor, offers a production assistance grant to an artist or artist collective in the field of visual arts. The main objective is to support the creative process of a work with a collective dimension and oriented towards a political and/or social commitment in the field of visual arts.
The grant is awarded based on a call for projects to all artists or artist collectives of Luxembourgish nationality or residing in Luxembourg, regardless of age, who can demonstrate at least five years of professional experience and have already had a solo exhibition in an art institution or gallery. This is why the grant is published in French (the official language of the country).
LIST OF GRANTEES :
2025 : Laura Mannelli
2024 : Serge Ecker
2021 : Vera Kox
2019 : Filip Markiewicz
2018 : Claudia Passeri & collectiv Common Wealth
2017 : Jeff Weber
Keong-A Song
Constellations à l’infini
© Focuna © Photo Marco Godinho
2025 Laura Mannelli
Après Jeff Weber, le collectif Common Wealth, Filip Markiewicz, Vera Kox et Serge Ecker, Laura Mannelli est la sixième lauréate de cette bourse, dotée de 15.000 EUR.
Ce choix a été motivé par l’approche critique qui s’inscrit dans une réflexion actuelle et pertinente sur les enjeux du numérique. Le projet met en lumière les zones de tension, voire de fragilité, qui accompagnent les avancées technologiques, avec une posture qui reste lucide et engagée.
Le jury remarque avec intérêt la manière que les outils numériques sont mobilisés tout en les questionnant – en particulier l’intelligence artificielle, qui est abordée avec autant de fascination que de scepticisme. Enfin, le jury souligne aussi l’approche collaborative, l’engagement dans la recherche, et la capacité à créer des environnements qui articulent poésie et art numérique de façon sensible et intelligente. Il y a là une vraie curiosité pour la société contemporaine, une volonté de traiter des questions actuelles, avec un regard politique, notamment sur les questions liées aux défis du digital. Le jury salue cette démarche, à la fois personnelle et très bien structurée.
2024 Serge Ecker
En 2024, Serge Ecker a convaincu le jury de la bourse, composé d’Enrico Lunghi (historien de l’art), Vera Kox (artiste, lauréate 2021), Mariette Schiltz (artiste) et Stilbé Schroeder (Casino Luxembourg – Forum d’art contemporain), avec son projet intitulé « Hidden in plain sight» (titre de travail). Ce choix a été motivé par différents aspects de combiner recherche photographique, scénographie, interaction avec le public et ateliers ouverts, le tout aboutissant à une exposition. Le projet tente de questionner le rapport à l’environnement à travers un mode d’observation lent, cherchant à « traiter de l’humain pas son absence.
Le jury a également été séduit par l’aspect expérimental du projet, en cohérence avec la démarche collaborative de Serge Ecker, notamment en tant que membre de Dkollektiv de Dudelange. »
Les premiers travaux de recherche seront montrés au Centre d’art Nei Liicht à Dudelange du 26 avril au 15 juin 2025, dans le cadre du Mois européen de la photographie.
Actuellement, et sur proposition de Elektron, Biennale 2024 « Architectures » d’Esch Capitale Culturelle, Serge Ecker expose « Passages », jusqu’au 29 septembre 2024 à la Chapelle du Bridderhaus à Esch-sur-Alzette.
Zero Panorama
Is there a sound when no one listens? 2019
C-print Diasec
© Serge Ecker
2021 Vera Kox
En 2021, Vera Kox a convaincu le jury de la bourse, composé d’Enrico Lunghi (historien de l’art), Filip Markiewicz (artiste, lauréat 2019), Mariette Schiltz (artiste) et Stilbé Schroeder (Casino Luxembourg – Forum d’art contemporain), avec son projet intitulé « Ecological renewal within artistic research and production » (tire de travail). La bourse vise à « soutenir cette démarche artistique émergente et féminine, en phase avec son époque – avec ses torts et ses travers – et qui, en vue de projets engagés pour l’année 2023, nécessite un temps de cheminement théorique et pratique, un temps de réflexion, d’expérimentation et d’apprentissage. »
Le travail de Vera Kox a été mis en valeur lors de nombreuses expositions monographiques et collectives, entre autres au sein d’institutions et de galeries internationales, tels qu’au Kunstverein Reutlingen, KINDL Center for Contemporary Art, Berlin, Kunstraum Kreuzberg/Bethanien à Berlin, au MUDAM, au Casino Luxembourg – Forum d’Art Contemporain, et au MRAC Roussillon. Elle a été lauréate de la résidence à la Cité international des arts à Paris, et au Künstlerhaus Bethanien à Berlin. Vera Kox vit et travaille entre Berlin et Luxembourg.
En 2022, l’artiste présentera sa première monographie « …into deliquescence » et elle aura une exposition monographique à la Galerie Nosbaum/Reding Projects à Luxembourg. Désignée lauréate pour l’année 2023, Vera Kox sera en résidence au Bridderhaus à Esch/Alzette. Elle présentera son exposition monographique à la Konschthal Esch en 2023.
« …into the peripheral, reflecting », 2022.
Acier peint, céramique émaillée
© Vera Kox
2019
Filip Markiewicz
Après Jeff Weber et le collectif Common Wealth, c’est à Filip Markiewicz, artiste luxembourgeois exposé déjà au Luxembourg, en Allemagne, en France, en Belgique, aux Pays-Bas, en Grande-Bretagne, en Italie et en Suisse que revient la troisième bourse Bert-Theis.
Le jury, composé d’Erna Hécey, Enrico Lunghi (sans droit de vote), Paul Reiles et Mariette Schiltz, a décidé d’attribuer la bourse au projet « Ultrasocial Pop » :
« Le jury se réjouit d’annoncer que la Bourse Bert-Theis 2019 est attribuée à Filip Markiewicz, artiste luxembourgeois résidant en Allemagne. Ce choix a été motivé par différents aspects du projet « Ultrasocial Pop » : son ouverture sur des problématiques actuelles et sa pertinence d’ensemble, son esprit social capable de mener à des discussions intéressantes ainsi que sa capacité d’engendrer des processus collectifs et pluridisciplinaires. Par son choix, le jury aimerait soutenir un projet qui met en jeu différentes formes d’expression dans un contexte socio-politique contemporain et qui promet des retombées internationales pour l’artiste. »
Diplômé d’une maîtrise en arts visuels de l’Université de Strasbourg, le lauréat a représenté le Luxembourg lors de la 56e Biennale à Venise en 2015 et il était en résidence d’artiste au Theater Basel et à Paris. Parmi ses projets récents, il y a « Celebration Factory », exposition réalisée au Casino Luxembourg (LU), au CCA Derry-Londonderry (UK) et à la Kunsthalle Osnabrück (DE), « Untitled Surface » exposé à Concordia Enschede (NL) ainsi que l’exposition « Welcome » qui a eu lieu à la Panacée à Montpellier (FR) dans le cadre de Drawing Room.
Avec le projet « Ultrasocial Pop », l’artiste essaye d’entrer en dialogue direct avec le spectateur et développe une nouvelle forme de communication en liant la musique et les arts plastiques. Le projet prend la forme d’une installation-performance en évolution permanente en résonance avec le contexte socio-politique actuel.
Filip Markiewicz envisage des expositions monographiques à la Kunsthalle Osnabrück en novembre 2019, au Musée d’art contemporain MNAC à Bucharest de mars à septembre 2020, au Centre d’art Haus am Lützowplatz à Berlin en septembre 2020 et des performances et une production au Residenztheater à Munich ainsi qu’au Luxembourg.
ULTRASOCIAL POP
Digital Release 30.09.2021
Vinyl LP Release 20.10.2021
Grzegorzki Records / Emptypop Records
Produced by Filip Markiewcz
Supported by Bourse Bert-Theis, Focuna Luxembourg
2018 Claudia Passeri
& collectif Common Wealth
À l’unanimité, le jury, composé de Josée Hansen, Erna Hécey, Enrico Lunghi, Paul Reiles et Mariette Schiltz, a décidé d’attribuer en 2018 la bourse au collectif Common Wealth.
« Créée sur initiative d’un mécène privé, la bourse Bert-Theis est attribuée cette année au collectif “Common Wealth”, porté par Claudia Passeri, artiste luxembourgeoise résidant à Luxembourg et en Italie. Parmi les 7 candidatures, celle du collectif “Common Wealth” a séduit le jury par son caractère processuel en relation avec le territoire et les réalités sociales, comportant aussi le désir de créer une utopie sociale. Ouvert, pluridisciplinaire et diversifié, le projet vise à réunir en un lieu (Scheggia e Pascelupo, Ombrie), des artistes, curateurs et chercheurs d’horizons variés et d’initier une réflexion inclusive et collective à propos de ce lieu. Il débouchera, au terme de croisements de réflexions et d’expériences, sur la création d’œuvres et de textes en résonance avec l’idée d’engagement et d’activisme dans l’art contemporain.
Le projet
Le projet du collectif « Common Wealth » traite effectivement les thèmes du paysage – de ses usages potentiels, de ce qu’il peut inspirer, symboliser, etc. ; de l’héritage – au sens du don et du contre-don, de la responsabilité, de l’origine inévitable – ; et de la transmission – des savoirs, des modes de penser, des histoires. Le projet considère comme point de départ un lieu très spécifique, situé dans un paysage italien, boisé, occupé ou cultivé par endroits, dont certains lopins, parfois oubliés ou délaissés, se transmettent depuis des générations dans la famille Passeri.
Le collectif envisage une exposition (accompagnée de conférences, ateliers et autres événements liés au projet et à sa thématique) en Italie et au Luxembourg, ainsi qu’une publication bilingue.
Les artistes et intervenants associés
Guillaume Barborini (artiste plasticien), Laurianne Bixhain (artiste plasticienne), Sofia Eliza Bouratsis (docteure en arts et sciences de l’art), Sergio Carvalho (architecte), Benoit Delzelle (avocat et économiste), Estelle Evrard (chercheuse en géographie politique), Pietro Gaglianò (critique d’art et curateur indépendant), Saskia Gevaert (éditrice), Nataša Grujović (accordéoniste) et Steve Kaspar (artiste), Philippe Nathan (architecte), Claudia Passeri (artiste plasticienne)
claudiapasseri.net
Camera topia : The landscape chamber is oppor-tunistically grafted on an overlooked resource: a flat roof of a private garage. The installation, a sort of public furniture the hamlet of Aiale does not have to this day, enables users to rediscover and share the rich diversity of the landscape.
Designed & built by 2001, in the framework of “common Wealth” art residency, with the support of Bourse Bert Theis, Focuna 2019 (picture by Roberto Apa)
2017 Jeff Weber
La Bourse Bert Theis est attribuée en 2017 à Jeff Weber, artiste luxembourgeois résidant à Berlin. Parmi les 17 candidatures (dont 13 éligibles) reçues, celle de Jeff Weber a convaincu le jury par l’originalité de sa démarche, explorant la relation entre artiste, curateur et institution, et la pertinence de son projet Kunsthalle Leipzig que la bourse permettra de faire aboutir et rebondir à la fois
Comme Bert Theis de son temps, Jeff Weber conçoit son œuvre comme une interrogation du travail de l’artiste dans le contexte dans lequel il vit, avec ses implications culturelles, sociales et institutionnelles, donc politiques. Le dialogue et la collaboration avec d’autres artistes internationaux, dans un esprit proche du « sub-curator » cher à Bert Theis, font partie intégrante de sa démarche. Aussi, la réalisation d’un ambitieux livre qui prolonge et rend réellement visible le travail conceptuel au fondement de Kunsthalle Leipzig renforce encore le potentiel esthétique et théorique de son travail : la présentation de ce livre-oeuvre aux Kunstwerke de Berlin met en jeu les réflexions les plus actuelles de la place de l’art dans notre société.
Jeff Weber
An Attempt at a Personal Epistemology
Roma Publication 343
Photographs & Concept Jeff Weber
Publisher Roma Publications, Amsterdam
(www.romapublications.org)
Distribution Idea Books, Amsterdam
(www.ideabooks.nl)
ISBN 9789492811387
© 2018 Jeff Weber and authors